Framboisier

Malgré les prévisions météorologiques incertaines et le risque potentiel de gel, j’ai décidé de prendre un risque calculé et de planter un jeune framboisier dans mon jardin.
Consciente des caprices du climat, j’ai pris soin d’ajouter une protection supplémentaire sous la forme d’un disque de paillage en lin.
Cette précaution vise à offrir une couche isolante naturelle, capable de protéger les racines délicates de ma nouvelle plante contre les températures glaciales.
Ainsi, même si le mercure venait à chuter, mon framboisier bénéficiera d’un environnement plus stable, favorisant sa croissance et sa résilience face aux aléas climatiques.

Nouvelle aube

Demain, dès l’aube…

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends. J’irai par la forêt, j’irai par la montagne. Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées, Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit, Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées, Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe, Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur, Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Victor Hugo

Prémisses de lumière

Le printemps n’est pas encore là, mais certains signes commencent à poindre du nez : hirondelles dans les arbres, revenants d’Afrique, bourgeons sur le noisetier, premières feuilles sur le myrobolan, et les primevères déjà en fleurs.
Sans oublier bien sûr la lumière du soleil, irradiant la mare naturelle, et faisant de plus en plus son retour enchanteur.

Espoir de vie…

Vieux tronc couché


Je suis
un vieux tronc couché

Cisaillé par les âges
Pourrissant au creux de sa forêt

Mon sombre foyer

Les larmes du ciel
Noyaient les mousses
Les rares rayons de soleil
Perçant les cimes

Donnaient quelque sursis
Aux petits êtres qui s’abritaient
Sous mon corps vermoulu
Un abri
Une pharmacopée

Le vent soufflait et m’emportait petit à petit
Depuis de nombreuses lunes

Mais ce soir la tempête
Prenait des écorces entières
De mon corps ancien

Des fourmis et termites s’accrochant
À mes derniers copeaux
Voltigeaient

Les mousses se déchiraient
Hésitant entre terre, eau et air

L’humus dénudé se montrait
Sans pudeur ni retenue

Quelques lombrics s’enfonçaient
Plus profondément
Ne voulant pas être emportés

Désormais je m’envolais, désincarné

Je rejoignais enfin mes enfants
Je frôlais leurs feuilles bouleversées
Jusqu’à leurs cimes agitées

L’averse et le vent s’intensifiaient
Les derniers fragments de mon être
Étaient multitudes
Des étoiles en grains de poussière

Ce qui avait été un noble chêne
Ce qui avait été mon corps
Si fort et solide
Poursuivait son chemin

Vivant

À jamais

Hommage

Rendons hommage aux forêts encore debout
Au vivant qui lutte pour perdurer
Flore et faune sauvages
Depuis des centaines de millions d’années
Ces multitudes de générations qui ont précédé,
Ces larmes et ces rires
Ces souffrances et ces joies
Bien avant nous,
Et bien après
Si nous leur permettons…

Vyvant

Le Vyvant, c’est l’élan vital qui traverse tout, une force en mouvement,
libre et indomptable.

C’est l’interconnexion profonde entre les êtres et leur milieu, un souffle qui dépasse la simple existence biologique pour embrasser
la poésie,
la révolte
et la résilience du monde.

Nouveaux réfugiés

Nous venons d’accueillir deux jeunes chatons dans notre refuge : Harry et Hermione.
Ils ont été trouvés près de Saint-Malo, et n’ont que quelques mois.
Bienvenue à eux !