Catégorie : Poésie

  • Renard de lumière

    Renard de lumière

    Dans la lumière d’un matin, un renard suspend son souffle près de l’étang. Les herbes murmurent, miroir du ciel, où s’invite le mystère sauvage d’un instant secret.

  • Nouvelle aube

    Nouvelle aube

    Demain, dès l’aube…

    Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends. J’irai par la forêt, j’irai par la montagne. Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

    Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées, Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit, Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées, Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

    Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe, Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur, Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

    Victor Hugo

  • Vieux tronc couché

    Vieux tronc couché


    Je suis
    un vieux tronc couché

    Cisaillé par les âges
    Pourrissant au creux de sa forêt

    Mon sombre foyer

    Les larmes du ciel
    Noyaient les mousses
    Les rares rayons de soleil
    Perçant les cimes

    Donnaient quelque sursis
    Aux petits êtres qui s’abritaient
    Sous mon corps vermoulu
    Un abri
    Une pharmacopée

    Le vent soufflait et m’emportait petit à petit
    Depuis de nombreuses lunes

    Mais ce soir la tempête
    Prenait des écorces entières
    De mon corps ancien

    Des fourmis et termites s’accrochant
    À mes derniers copeaux
    Voltigeaient

    Les mousses se déchiraient
    Hésitant entre terre, eau et air

    L’humus dénudé se montrait
    Sans pudeur ni retenue

    Quelques lombrics s’enfonçaient
    Plus profondément
    Ne voulant pas être emportés

    Désormais je m’envolais, désincarné

    Je rejoignais enfin mes enfants
    Je frôlais leurs feuilles bouleversées
    Jusqu’à leurs cimes agitées

    L’averse et le vent s’intensifiaient
    Les derniers fragments de mon être
    Étaient multitudes
    Des étoiles en grains de poussière

    Ce qui avait été un noble chêne
    Ce qui avait été mon corps
    Si fort et solide
    Poursuivait son chemin

    Vivant

    À jamais

  • Hommage

    Hommage

    Rendons hommage aux forêts encore debout
    Au vivant qui lutte pour perdurer
    Flore et faune sauvages
    Depuis des centaines de millions d’années
    Ces multitudes de générations qui ont précédé,
    Ces larmes et ces rires
    Ces souffrances et ces joies
    Bien avant nous,
    Et bien après
    Si nous leur permettons…

  • Vyvant

    Vyvant

    Le Vyvant, c’est l’élan vital qui traverse tout, une force en mouvement,
    libre et indomptable.

    C’est l’interconnexion profonde entre les êtres et leur milieu, un souffle qui dépasse la simple existence biologique pour embrasser
    la poésie,
    la révolte
    et la résilience du monde.

  • Je m’appelle la Terre

    Je m’appelle la Terre

    Je n’ai créé aucune frontière, ni de drapeaux multicolores qui séparent les nations.

    Ni de chants patriotiques qui attisent la haine. J’offre mes rivières, mes océans, ma nature, mes forêts, la beauté des fleurs et des animaux à mes touristes.

    Je suis généreuse, c’est ma nature.

    J’aime les enfants qui me le rendent bien. J’offre un paradis pour vivre heureux et solidaires.

    Mais il y a une graine qui a mal pris : c’est la graine de Conscience.

    Cela concerne essentiellement les humains, car les autres êtres vivants et la nature suivent le cycle naturel de l’évolution. Alors, je lance un appel à la communauté planétaire : que celui qui déterre la graine de Conscience la diffuse à tous les vents, et permette l’éclosion d’une nouvelle humanité.

    Il en va de ma survie et de celle des êtres vivants… Regardez-moi et aimez moi comme je vous aime.

    Que la vie est belle !

  • La vie appelle la vie.

    La vie appelle la vie.

    Le bonheur de votre vie est lié à celui des autres. Chérir vos proches vous apporte bonheur et sérénité. Aider ceux dans le besoin ou la souffrance vous aide vous-même.

    La vie appelle la vie.

    L’entraide en est son principe. La vie est la plus belle ruse de la lumière, elle ne peut subsister qu’en allant à contre rebours de l’évolution entropique de l’Univers.

    Ralentir voire contrecarrer l’entropie.

    Certains humains ressentent une connexion avec une ou plusieurs divinités surnaturelles.

    Mais ce que nous ressentons me semble simplement être l’esprit de Gaïa : l’interconnexion entre tous les écosystèmes de notre petite planète.

    Gaïa, esprit collectif reliant les milliards d’êtres vivants sur Terre,

    Gaïa, qui n’a pas une conscience telle que nous pouvons le concevoir, qui ne raisonne pas. Mais qui est perpétuelle évolution, adaptation et qui nous relie tous.

    Nous ne sommes pas seuls.

    Aucun de nous ne l’est.

    Même une coccinelle dans le creux de votre main vous le fait ressentir.

    Tous unis dans la Vie !