
Eveil

Refuge de Libre Nature

Malgré les prévisions météorologiques incertaines et le risque potentiel de gel, j’ai décidé de prendre un risque calculé et de planter un jeune framboisier dans mon jardin.
Consciente des caprices du climat, j’ai pris soin d’ajouter une protection supplémentaire sous la forme d’un disque de paillage en lin.
Cette précaution vise à offrir une couche isolante naturelle, capable de protéger les racines délicates de ma nouvelle plante contre les températures glaciales.
Ainsi, même si le mercure venait à chuter, mon framboisier bénéficiera d’un environnement plus stable, favorisant sa croissance et sa résilience face aux aléas climatiques.

Le printemps n’est pas encore là, mais certains signes commencent à poindre du nez : hirondelles dans les arbres, revenants d’Afrique, bourgeons sur le noisetier, premières feuilles sur le myrobolan, et les primevères déjà en fleurs.
Sans oublier bien sûr la lumière du soleil, irradiant la mare naturelle, et faisant de plus en plus son retour enchanteur.
Espoir de vie…














Je suis
un vieux tronc couché
Cisaillé par les âges
Pourrissant au creux de sa forêt
Mon sombre foyer
Les larmes du ciel
Noyaient les mousses
Les rares rayons de soleil
Perçant les cimes
Donnaient quelque sursis
Aux petits êtres qui s’abritaient
Sous mon corps vermoulu
Un abri
Une pharmacopée
Le vent soufflait et m’emportait petit à petit
Depuis de nombreuses lunes
Mais ce soir la tempête
Prenait des écorces entières
De mon corps ancien
Des fourmis et termites s’accrochant
À mes derniers copeaux
Voltigeaient
Les mousses se déchiraient
Hésitant entre terre, eau et air
L’humus dénudé se montrait
Sans pudeur ni retenue
Quelques lombrics s’enfonçaient
Plus profondément
Ne voulant pas être emportés
Désormais je m’envolais, désincarné
Je rejoignais enfin mes enfants
Je frôlais leurs feuilles bouleversées
Jusqu’à leurs cimes agitées
L’averse et le vent s’intensifiaient
Les derniers fragments de mon être
Étaient multitudes
Des étoiles en grains de poussière
Ce qui avait été un noble chêne
Ce qui avait été mon corps
Si fort et solide
Poursuivait son chemin
Vivant
À jamais
Rendons hommage aux forêts encore debout
Au vivant qui lutte pour perdurer
Flore et faune sauvages
Depuis des centaines de millions d’années
Ces multitudes de générations qui ont précédé,
Ces larmes et ces rires
Ces souffrances et ces joies
Bien avant nous,
Et bien après
Si nous leur permettons…

Nous avons planté deux nouveaux arbres aujourd’hui dans la microforêt :
Nous leur avons ajouté des disques de paillage en noix de coco, ainsi qu’à deux arbustes.


En tant que haies favorisant la biodiversité (en particulier pour les oiseaux), quatre haies ont été plantées aujourd’hui sur le coin nord-est de la microforêt :





Un nouvel arbre a été planté aujourd’hui dans la micro-forêt : un noisetier.
Parfait allié de la biodiversité (écureuils, abeilles, oiseaux en particulier). Il aidera également à enrichir un sol très argileux.
Il est situé au sud, entre les jeunes chênes pédonculés et le prunier myrobolan.
Bienvenue à lui !


Nous avons bien avancé le chemin avec des pierres ramassées dans le coin.
Petit corridor écologique visant à la protection de la biodiversité par tonte minimale

Disques de paillage en feutre de jute placés sur les jeunes arbres les plus fragiles

Abricotier
Avocatier
